CAMEROUN:VISITE:LE RAPPORTEUR SPECIAL DES NATIONS UNIES SUR LE DROIT A L'ALIMENTATION ATTENDU A YAOUNDE.

28 Mai 2012, 15:08pm

Publié par WWW.YAOUNDEINFOS.COM.

LES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE SE SONT CONCERTEES LE 25 MAI 2012 A YAOUNDE.POUR PREPARER UN DOCUMENT A REMETTRE AU DIPLOMATE ONUSIEN ATTENDU A YAOUNDE LE 15 JUILLET PROCHAIN.SON CONTENU.


Le Rapporteur Spécial des Nations Unies ne vient pas en ballade au Cameroun. Au cours de cette visite officielle, M. Olivier De Schutter aura des rencontres  officielles avec les autorités  camerounaises. Mais il rencontrera aussi les Organisations de la Société Civile(OSC) et les communautés affectées des enjeux liés à l’alimentation et  l’insécurité alimentaire, ainsi que les ONG, les partenaires  de développement, les institutions nationales des droits de l’homme et  la communauté académique.

Andela C

Madame Christine Andela, Présidente du COSADER.

Pendant la concertation.


 C’est donc pour préparer cette visite officielle du diplomate Onusien que  le Collectif des ONG pour la Sécurité Alimentaire et le Développement Rural du Cameroun(COSADER)  a organisé une concertation le 25 mai 2012 à Yaoundé. Selon Madame Christine Andela, Responsable du Cosader, « il est question de faire en sorte que la société civile s’approprie cette visite de M. Olivier De Schutter» afin d’avoir « des choses à lui dire ».

Ainsi, le premier objectif de cette concertation était d’édifier les participants sur la notion  de « Droit à l’alimentation ».Dans son brillant exposé, Madame Christine Andela, avec des exemples à l’appui, a expliqué que le Droit à l’alimentation adéquate est réalisé lorsque chaque  homme, chaque femme et chaque enfant, seul ou en communauté avec autrui, a accès à tout instant, physiquement et économiquement à une alimentation adéquate, ou aux moyens de se la procurer. Le droit à l’alimentation est donc un devoir pour les Etats.

Au cours de la rencontre avec le Rapporteur Spécial des Nations Unies, les Organisations de la Société Civile comptent faite le point de la situation au Cameroun. Il s’agira de  passer en revue les principales questions et zones d’attention où ce droit connait des goulots d’étranglement ; De  déterminer les populations  ou groupes particulièrement  affectés par les questions liées au droit à l’alimentation et surtout de voir si des programmes, politiques ou lois ont été particulièrement efficaces  pour améliorer l’accès à l’alimentation. Une chose est sûre : Les Osc auront beaucoup de choses à dire au Haut responsable Onusien : Car  des problèmes sont encore légion dans plusieurs régions du pays : l’Accès aux facteurs de production (La terre, les technologies ; les crédits de financement, la faiblesse des ressources financières, la qualité de la semence, etc. Par ailleurs  dans des régions comme le Nord, les terres appartiennent encore aux Chefs. Dans la région du Centre par exemple, les OSC dénoncent le déguerpissement  des populations et la destruction de leurs  champs  par les multinationales. Ces populations ne peuvent donc plus subvenir à leur besoin alimentaire à cause de la pauvreté croissante. En outre les grands projets structurants handicapent la vie des populations riveraines qui ne peuvent plus avoir les meilleures conditions de vie, en l’occurrence l’accès à une eau potable. Au cours de cette concertation, madame Christine Andela a noté, avec regret, « le flou », surtout « la catastrophe » qui sévit au Cameroun, où jusqu’ici, il n’existe pas de cadre juridique, notamment une Loi qui réglemente l’agriculture. Depuis un an, le COSADER a proposé au gouvernement camerounais un projet de Loi  agricole. Malheureusement cet important document est bloqué dans un tiroir. Quelque part. Pourtant, affirme la Présidente du COSADER, la Loi agricole est la base du développement. Mais, indique Madame Christine Andela, l’agriculteur reste « Le seul travailleur qui n’a aucune couverture sociale », une personne dont le droit à l’alimentation est  violé en cas de maladie, car ses petites ressources seront alors utilisées pour sa santé. Certaines Organisations de la Société civile ont même émis le vœu de voir créer, tout un Ministère de l’agriculture qui sera l’interface unique avec les bailleurs de fonds.

Les Organisations de la Société Civile comptent donc « bombarder » au  Rapporteur Spécial des Nations Unies  sur le Droit à l’Alimentation, leur propre Rapport sur la situation au Cameroun. Pour que les choses changent.

Ericien Pascal Nguiamba


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